Cérémonie de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918 [cs]

Chers collègues des Etats-Unis d’Amérique et d’Italie,
Madame la vice-ministre de la Défense,
Messieurs les officiers, sous-officiers et militaires du rang,
Mesdames et messieurs,
Chers élèves,

Nous sommes réunis aujourd’hui à Dablice pour commémorer l’armistice du 11 novembre 1918. L’accord signé ce jour-là a mis un terme à quatre années d’un conflit qui a marqué à jamais l’esprit des Européens par sa violence et son intensité. Les combattants qui avaient tant souffert espéraient que ce conflit serait le dernier. Pourtant cet accord du 11 novembre portait en germe ce qui allait devenir vingt ans plus tard la seconde guerre mondiale.

A Prague cette cérémonie a un écho particulier car elle est liée à un moment important de l’histoire nationale tchèque. En effet, les légions tchécoslovaques, notamment la compagnie Nazdar, qui ont combattu aux côtés des Alliés pendant la Première guerre mondiale ont assisté à la naissance officielle de leur Etat. C’est à Darney en France, dans les Vosges qu’a été proclamée l’indépendance de la Tchécoslovaquie en juin 1918, quelques mois avant l’armistice, lorsque le Président Poincaré a remis en présence de Benès son drapeau à l’armée tchécoslovaque. Aujourd’hui encore des forces tchèques sont engagées aux côtés de leurs alliés dans des missions communes en Ex-Yougoslavie, en Afghanistan ou encore au Mali.

98 années ont passé mais nous savons tous combien il est important de préserver la mémoire du passé et d’en tirer les leçons pour l’avenir. Vous les jeunes élèves de l’école de Dablice et du Lycée français de Prague réfléchissez-y. La paix et la liberté pour lesquelles se sont battus nos arrière-grands parents, et qui nous semblent tellement évidentes aujourd’hui, doivent être entretenues car elles peuvent être menacées à nouveau.

C’est le sens du projet européen dont l’objectif premier pour ses fondateurs, on a tendance à l’oublier aujourd’hui, n’était pas de faciliter le commerce mais d’unifier et de pacifier les peuples d’Europe grâce à un projet et un avenir commun. Nous pouvons imaginer combien les belligérants d’hier seraient fiers de constater que la paix, la concorde et la coopération ont triomphé en Europe. Mais il faut rester vigilants. Voilà le message que je souhaitais transmettre aujourd’hui, en m’inclinant devant les soldats morts pour notre liberté tout en étant résolument tourné vers le futur.

Je vous remercie pour votre attention.

Dernière modification : 11/11/2016

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