Conférence COP22 à la Chambre des Députés tchèque - " De Paris à Marrakech, peut-on stopper la spirale du réchauffement climatique ? " (19 octobre 2016) [cs]

M. Bohnisch,
Madame Otmani,
Chers collègues du corps diplomatique,
Monsieur le représentant du bureau des Nations-Unies,
Messieurs les députés,
Mesdames, messieurs,

Laissez-moi tout d’abord exprimer mon plaisir de retrouver, 14 ans après mon précédent séjour, Prague - la plus belle ville du monde, après Paris -, et de participer à ce débat ici à la Chambre des Députés, qui intervient à un moment crucial dans les négociations internationales sur le climat.

Je remercie le Président de la Chambre, M. Hamacek, le Président de la Commission de l’environnement, M. Bohnisch, l’ambassadrice du Maroc, Mme Otmani, l’ambassadeur des Pays-Bas, M. Hoeks, le bureau des Nations-Unies à Prague, M. Broza, qui ont organisé l’évènement d’aujourd’hui. Je salue également la participation des intervenants : M. Temsamani, M. Slabbers, Mme Van der Meji-Kranenfonk, M. Fontan et M. Spidla.

Il y a urgence à agir, les effets du changement sont là et concernent tous les pays. La France n’a pas ménagé ses efforts pour que la COP21 aboutisse à un accord sur la lutte sur le changement climatique et accélérer son entrée en vigueur. C’est maintenant chose faite et le 4 novembre prochain, l’Accord de Paris va entrer en vigueur lors du lancement de la COP22 à Marrakech en novembre prochain.

La conférence de Marrakech doit permettre d’accélérer le mouvement de la mise en œuvre de l’accord de Paris pour que les engagements pris soient suivis. Ce passage de flambeau à la COP22, une COP africaines, est symbolique des solidarités très fortes entre l’Europe et l’Afrique que l’Accord entend mettre en œuvre. Il est important de rester mobilisés et de poursuivre la dynamique lancée à Paris.

La République tchèque a montré très tôt son engagement dans ce domaine en adoptant dès octobre 2015 une stratégie nationale de lutte contre le changement climatique. Je salue également la participation de la ville de Prague à la Convention des Maires pour l’énergie et le climat. Il est dommage que malgré cette vision stratégique à long terme, la République tchèque n’ait pas encore ratifié l’Accord de Paris. Je lance donc ici un appel au Parlement tchèque pour qu’il adopte rapidement la loi de ratification que le gouvernement lui a présentée.

Beaucoup reste à faire mais tout ne repose pas uniquement sur les Etats. En ce moment même se tient à Quito la conférence Habitat III sur le logement et le développement durable car les villes sont des acteurs de la lutte contre le changement climatique. Le travail de terrain mené par des « coalitions d’acteurs » va aussi jouer un rôle important. En ce moment même se tient à Quito la conférence Habitat III sur les villes et le logement durable Le résultat concret de ces initiatives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou en limiter les effets seront exposés à Marrakech. Je pense par exemple à l’initiative africaine pour les énergies renouvelables.

Pour conclure, je voudrais rappeler qu’à un moment où le monde est en proie à de fortes tensions, le combat contre le changement climatique réunit et construit l’avenir. L’Accord n’est pas une contrainte mais une chance pour innover, créer une croissance verte, pour sortir les pays les plus pauvres de la pauvreté.
Je cède maintenant la parole à Souriya Otmani, ambassadrice du Maroc en République tchèque.

Dernière modification : 26/10/2016

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