La cérémonie de commémoration à Hradištko (8 mai) [cs]

Mlle Elsa Bruto, stagiaire à l’Ambassade, a participé le 8 mai 2019 à la cérémonie de commémoration à Hradištko où 156 Français sont morts pendant la seconde guerre mondiale.

Ont également participé à la cérémonie, la maire de Hradištko, Mme Radka Svobodová, les représentants de l’Ambassade d’Allemagne et de l’Ambassade de Russie et les maires des communes alentours.

Après les dépôts de gerbes devant le monument du souvenir, la cérémonie s’est conclue par des chants et une fanfare.

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Le discours de Mlle Elsa Bruto :

Madame La Maire,
Mesdames, Messieurs,
C’est un grand honneur pour moi de représenter la France aujourd’hui à Hradistko, en ce jour pour honorer la mémoire des prisonniers et déportés des camps de concentration.

Il y a maintenant un peu plus de 70 ans que la Seconde Guerre Mondiale a pris fin, et il est de notre devoir de continuer à faire vivre la mémoire de ces femmes et de ces hommes morts en ces lieux car ils ont osé penser ou vivre différemment. Ils étaient français, allemands, russes, polonais, espagnols, italiens, belges, suisses et portugais.

Rescapée du Camp de Auschwitz, Simone Veil est devenue à sa sortie des camps, une figure féministe emblématique en France et une femme politique. Ses propres mots sont toujours d’actualité « notre témoignage existe pour vous appeler à incarner et à défendre ces valeurs démocratiques qui puisent leurs racines dans le respect absolu de la dignité humaine, notre legs le plus précieux à vous, jeunesse du XXIe siècle. ». Par notre présence ici, nous donnons un écho à la volonté de Simon Veil. N’oublions jamais que la paix dans laquelle nous avons aujourd’hui la chance de vivre, a eu un prix et qu’il est nécessaire de transmettre ces valeurs aux jeunes générations, pour ne pas répéter les erreurs du passé.

Le monument devant lequel nous nous tenons aujourd’hui est là pour nous rappeler ce à quoi mènent la haine et le rejet de l’autre, mais aussi pour que le « plus jamais ça » continue de vivre dans nos mémoires et guide nos conduites. La division, la stigmatisation des différences n’appartiennent pas à une époque révolue et menacent encore aujourd’hui la paix en Europe. Il est aujourd’hui de notre devoir de prendre conscience de l’ampleur de l’héritage que ces hommes et ces femmes nous ont légué et de préserver ce bien inestimable.

Je vous remercie.

Dernière modification : 09/05/2019

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