Réception à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes (8 mars 2017)

Mesdames et Messieurs les Vice-Ministres,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames les Ambassadrices,
Mesdames et Messieurs,

Je vous souhaite la bienvenue au nom de l’ambassade de France et de Czech women’s Lobby au Palais Buquoy.

On m’a expliqué qu’en République tchèque, le 8 mars a, encore aujourd’hui, une mauvaise réputation car il est parfois perçu comme une survivance du régime communiste. Et je suis heureuse de constater que vous êtes aussi nombreuses aujourd’hui pour partager un moment de convivialité et de partage d’expériences à l’occasion de cette journée.

Vous incarnez ce soir la société dans toute sa diversité : associations bien sûr sans lesquelles rien n’avance, parlementaires, fonctionnaires, chefs d’entreprises, diplomates, scientifiques, journalistes, artistes …

Le 8 mars devrait avant tout être l’occasion de mettre en lumière les difficultés mais aussi les avancées en matière de droits des femmes dont nous sommes témoins et que beaucoup d’entre vous avez contribué à provoquer.

A ce titre, je salue la signature de la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes par la République tchèque en mai 2016. La France a ratifié cette convention en juillet 2014 : nous sommes à votre disposition pour partager avec vous notre expérience dans sa mise en œuvre.

Mais si le dispositif législatif joue un rôle important, il ne suffit pas à faire évoluer l’égalité en termes pratiques. Un rapport publié récemment par le Forum économique mondial place la France à la 17ème place de 144 pays du monde entier (la République tchèque a terminé 77ème) en termes de parité.

Ce résultat est positif dans certains domaines. La France est un des pays où le taux d’activité des femmes, donc leur accès à l’emploi, est le plus élevé tout en gardant un taux de natalité parmi les plus élevé de l’Union européenne. L’existence de dispositifs de garde nombreux et variés (crèches, garde à domicile, garde partagée) est sans doute un élément-clé expliquant ce bon résultat.

Mais la France n’est pas exemplaire dans tous les domaines.

Les inégalités de rémunération perdurent : les femmes touchent en moyenne un salaire de 15,5% moins élevé que les hommes, le travail domestique reste très largement assumé par les femmes qui consacrent au travail domestique le double du temps des hommes). Enfin et surtout la présence des femmes à des postes de direction peut encore progresser :
- les femmes représentent presque la moitié de l’auditoire des radios, mais seulement 8% des présentateurs/rices ;
- aucune femme n’est PDG d’une des 40 entreprises du CAC 40 (celles qui sont cotées en Bourse, les plus importantes).

Il y a beaucoup de progrès à faire qui supposent des changements culturels et des mentalités, bien au-delà des évolutions juridiques et législatives. Et n’oublions pas que la défense des droits des femmes s’inscrit dans le cadre universel de la défense des droits de l’homme. Je pense notamment aux pays où elles n’ont pas le droit d’aller à l’école, d’épouser qui elles veulent et parfois pas même le droit de naître.

Je vais m’arrêter là, je vous remercie de votre attention et je passe la parole à Mme Jana Smiggels Kavkova, Présidente du Czech women’s Lobby.

Dernière modification : 10/03/2017

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