Sommet de Copenhague [cs]

La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique a eu lieu à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009.
Voici en résumé les positions défendues par la France au sein de l’Union européenne.

Les conséquences du réchauffement de la planète sont déjà visibles et tous les Etats sont touchés. La lutte contre le changement climatique doit donc être une priorité de tous. C’est pourquoi la France milite pour des engagements ambitieux, clairs et contraignants.

La France souhaite que l’accord de Copenhague fixe des orientations précises et ambitieuses dans les cinq domaines suivants :
- 1. La réduction des émissions par le biais de plans nationaux de croissance à faible intensité de carbone.
Les Etats développés devront s’engager sur des taux de réduction contraignants, à moyen terme, entre 25-40% pour 2020 par rapport à 1990 et un taux de réduction de 80% d’ici 2050. Les pays en développement les plus avancé devront quant à eux s’engager sur une déviation « significative » de leurs émissions par rapport à la tendance actuelle. Enfin les pays les moins avancés devront mettre en place de mesures spécifiques d’accompagnement.
- 2. L’adaptation au changement climatique.
- 3. La coopération technologique
Elle permettra d’accélérer le déploiement des technologies bas-carbone et favoriser le partage des meilleures pratiques.
- 4. La mise ne place d’une nouvelle architecture financière pour les actions de lutte contre le changement climatique.
La France est favorable au principe d’une contribution universelle qui s’appuierait sur les instruments bilatéraux et multilatéraux existants.
- 5. Une action coordonnée sur la forêt.
La France estime qu’il est urgent d’enrayer la déforestation et la dégradation des forêts. D’autre part, le secteur de l’agriculture devra figurer dans l’accord de Copenhague comme un moyen d’atténuation à part entière.

Les instruments pour la mise en œuvre du futur accord de Copenhague.
En plus d’un système de financement il faudra mettre en place un mécanisme de communication et de vérification des actions engagées qui devrait s’accompagner d’un système de règlement des différends sur le modèle de celui de l’OMC.

Par ailleurs, la France soutient, à terme, la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME) qui aurait vocation à suivre la mise en œuvre des engagements pris à Copenhague et unifier la gouvernance mondiale de l’environnement.

Si vous souhaitez plus d’information sur l’action extérieure de la France contre le réchauffement climatique cliquez ici.

Les actions de la France au niveau national.
Depuis le lancement en juillet 2007 du Grenelle de l’environnement, forum au sein duquel les politiques et les experts ont discuté afin de définir les domaines d’action prioritaire en matière de protection de l’environnement, la France souhaite être à la pointe de la lutte contre le changement climatique.
Elle va au-delà du Paquet Climat-énergie qui est en pleine procédure de transposition, et adopte des mesures qu’elle aimerait voir se généraliser à l’Europe toute entière.

La taxe carbone est un bon exemple. Elle a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en incitant les ménages et les entreprises à modifier leurs comportements face aux énergies fossiles. En vigueur dès le 1er janvier 2010 elle devrait être de 17 euros par tonne de CO2.

Dernière modification : 02/02/2010

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